Quelle sera l’entreprise durable de demain ?

Lisa Vallini

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Quelle sera l’entreprise durable de demain ?

À quoi ressemblera l’entreprise durable de demain ? Sera-t-elle la championne du recyclage, l’experte du bilan carbone, l’as dans la lutte contre le réchauffement climatique ou tout cela à la fois ? On vous propose d’imaginer le futur du travail dans les prochaines lignes.

L’entreprise du futur sera tournée vers le RSE

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) a fait entrer les préoccupations sociales et environnementales au cœur de nos bureaux. Impossible de passer à côté désormais : la planète et l’humain ne sont plus des anecdotes. Engager une démarche de développement durable est devenu le credo de la société responsable de demain. 

D’ailleurs, ce n’est pas l’étude coordonnée de l’Institut de l’Entreprise, la Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises (FNEGE) et PwC qui va nous contredire : 

« Depuis le XIXe siècle, la nature, les personnes, la société, la science, la culture, la liberté ont été perçues comme des ressources pour les entreprises. Aujourd’hui, nous attendons à l’inverse que les entreprises soient à leur service, et qu’elles prennent pleinement part dans la résolution des défis qui nous préoccupent ».

Bon à savoir : 70 % des salariés seraient plus fidèles à leur entreprise si elle engageait des actions responsables (étude Cone Communication sur l’engagement salarié).

Salles de pauses lumineuses, cocons à sieste, salles de sport en libre-service ou jardin potager partagé sont autant de possibles pour garantir le bien-être des salariés au quotidien. En plus de ce confort, les collaborateurs attendent aussi des actions concrètes en termes de mobilité durable, un enjeu de taille dans la protection de l’environnement. 

L’avenir dépend du bien-être des salariés

Les certifications, labels et agréments sont un gage de qualité pour les entreprises et témoignent souvent d’une certaine éthique. Dans la jungle commerciale, ces atouts jouent pour se différencier, améliorer sa marque employeur et favoriser l’amélioration continue des processus internes. 

Les démarches de reconnaissance s’inscrivent dans un investissement long terme pour les entreprises qui s’engagent en matière de sécurité, de santé, d’environnement et de qualité de vie au travail (QVT). Bref, dans tous les enjeux importants aujourd’hui et demain !

Parmi les plus populaires, on peut citer le label B-Corp qui s’attache à valoriser les faibles impacts environnementaux ou le label Happy at Work qui distingue les entreprises où il fait bon travailler. 

Dans un processus de recrutement, il n’y a pas à douter que les entreprises qui s’engagent, tant dans l’humain que dans l’environnement, posséderont une forte attractivité. Les labels pourraient bien devenir un critère dans la recherche d’emploi de demain et un facteur de fidélisation sans précédent.

De nouveaux postes liées à l’évolution du marché

Une étude publiée par l’institut de sondage américain Gallup indique que seuls 6 % des salariés français se sentent engagés dans leur travail. On est d’accord, ce score ne fait pas rêver. Pour inverser la tendance, les entreprises doivent aujourd’hui se réinventer pour stimuler la créativité et la performance. Comment mettre en place une telle démarche quand chaque poste est déjà bien occupé avec ses tâches quotidiennes ? Et bien en créant de nouveaux métiers consacrés à ces objectifs. 

Chief Happiness Officer, responsable RSE ou Chief Impact Officer sont autant de postes qui ont vu le jour ces dernières années pour valoriser les engagements de l’entreprise. Alors, certes, la route est longue avant d’arriver à une démocratisation de ces jobs, mais il y a fort à parier qu’on n’a pas fini d’en entendre parler…

Bon à savoir : dans un sondage Ifop de 2019 auprès de cadres français, 82 % des sondés indiquent qu’avoir un CHO représente un point positif pour l’entreprise et 72 % vont même jusqu’à dire que le poste devrait être généralisé. 

À la recherche de sens au travail

La loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) a ouvert de nouveaux champs des possibles pour les entreprises. Parmi les mesures phares, elle propose notamment d’ajouter une « raison d’être » inspirante à son business model et de devenir une société à mission. Il ne suffit plus de proposer un bien ou un service, il faut désormais avoir une utilité sociale et sociétale.

Bon à savoir : le sens au travail n’a rien d’anodin, il est jugé important pour 87 % des salariés d’après une étude du cabinet Deloitte. 

Dans cette idée, le mécénat de compétences pourrait bien séduire l’entreprise éco-responsable de demain. De quoi parle-t-on au juste ? Ce dispositif consiste à rémunérer un salarié en lui permettant de dédier du temps de travail à des projets ayant un fort impact social, tout en restant lié à l’entreprise. Le mécénat de compétences regroupe autant le team building solidaire, que le mentorat stratégique ou le coaching de CV et propose de renouer avec un ancrage local, ce qui n’est pas négligeable en matière de développement durable.

👇Les points à retenirQuelle sera l’entreprise durable de demain ?
  • L’entreprise durable de demain se tourne résolument vers l’humain et l’environnement avec une démarche RSE active et la valorisation de la QVT.
  • Pour mener à bien les transformations à venir, de nouveaux postes émergent afin de ne plus reléguer les résolutions sociétales et écologiques au second plan.

Lisa Vallini